Vacances en pleine conscience : pour un été en paix (Meditation Magazine)

  " Partir en vacances, oui, mais sans embarquer son stress dans ses valises ! 
Si la pleine conscience s’invite dans tous les
moments de la vie quotidienne,
les congés se transforment,
eux aussi, en espace de pratique.
Comment ralentir vraiment et
s’ouvrir à l’instant pour profiter
pleinement de la pause estivale ?
Plusieurs spécialistes de la méditation
nous livrent leurs pistes."



Un conte inspirant : la petite flamme de l’ermite

 

« On raconte qu’au pied d’une chaîne de montagnes neigeuses, vivait un vieil ermite nommé Devananda. Il habitait un ermitage minuscule, si modeste qu’on l’aurait presque pris pour un rocher parmi les pins. L’hiver y était rude : le vent soufflait comme un animal blessé, les nuits tombaient peu après que le soleil s’était levé, et la terre semblait figée sous un grand manteau blanc. Pourtant, chaque soir, au moment précis où le soleil disparaissait derrière la crête, une flamme s’allumait dans la petite fenêtre de l’ermitage. Une flamme si faible qu’on aurait cru qu’un souffle suffirait à l’éteindre. Les villageois, intrigués, l’appelaient “la lampe du sage”.

Un jour, un jeune voyageur monta la pente gelée jusqu’à l’ermitage. Il entra, les mains engourdies, le regard encore agité par les doutes de sa vie. L’ermite lui sourit et lui offrit un siège près du feu.

« Maître, demanda le jeune homme, comment faites-vous pour vivre ici, si loin de tout, dans ce froid si rude ? »

Le vieil homme saisit la petite lampe et répondit : « Je ne vis pas dans le froid. Je vis dans la clarté. Chez l’humain, il existe trois sortes de feu. L’un nourrit le corps, l’autre éclaire les yeux, et le troisième éclaire le cœur. »

Il tendit la lampe vers le jeune homme.

« Celui qui nourrit le corps, c’est jatharāgni, le feu digestif : il transforme la nourriture en force. Celui qui éclaire les yeux, c’est ālochaka pitta : la lumière qui permet de voir, non seulement les formes, mais aussi les nuances, les signes discrets de la vie. Quant à celui qui éclaire le cœur, c’est sādhaka pitta, le feu intérieur du discernement, celui qui permet de choisir le chemin juste, même dans les nuits les plus sombres. »

Le jeune voyageur observa la flamme calme de la lampe. « Mais que faire quand la vie devient difficile, quand on ne voit plus clair en soi ? Quand le chemin s’obscurcit, quand tout s’éteint ? »

L’ermite approcha la flamme de son visage. Son regard brillait d’une lumière douce, presque irréelle.

« Alors il faut faire ce que fait la Terre en hiver. Elle se tait. Elle ralentit. Elle garde ses forces. Elle protège sa lumière. » Il ajouta : « Regarde cette flamme. Elle n’est pas grande, elle ne réchauffe pas toute la pièce. Mais elle est stable. Au cœur de la nuit, elle maintient son éclat. C’est cela, ton travail spirituel : entretenir une flamme qui ne vacille pas, même si elle est petite. C’est cela, le solstice : la promesse que, de la moindre étincelle, peut renaître un soleil. »

Le jeune homme demeura silencieux, les yeux emplis d’une lueur renouvelée. Pour la première fois depuis longtemps, il sentit son coeur plus léger et plus clair, comme si quelque chose en lui retrouvait sa direction.

Avant son départ, l’ermite lui tendit la lampe : « Prends-la. Descends la montagne avec elle. Tu verras : lorsque la nuit se fait longue, les êtres humains n’ont pas besoin de grands discours… Ils ont seulement besoin de rencontrer quelqu’un qui marche avec une flamme. »

On raconte que, cette nuit-là, alors que le jeune homme reprenait le chemin du village, on aperçut très loin — parmi les pins, sur la neige — un petit point lumineux qui avançait lentement. Et ceux qui le virent, comprirent que, tant que quelqu’un marche avec une flamme, le monde n’est jamais vraiment dans le noir. »

Sources : Florent Fusier, Institut Francochone des Sciences Védiques

 

 

Accompagnement individuel en ligne ou à Aveizieux

Je vous propose un espace d’écoute, d’exploration et de transformation avec un accompagnement psychologique sur mesure, . Convaincue que chaque personne détient en elle-même, les ressources nécessaires pour avancer vers un mieux-être durable, je vous propose des outils thérapeutiques, issus notamment de la psychothérapie et de la méditation de pleine conscience.

Nous explorerons ensemble vos difficultés actuelles, qu’il s’agisse de questionnements existentiels, de tensions relationnelles, de périodes de transition, ou encore de blocages émotionnels qui peuvent freiner votre épanouissement personnel et relationnel. En identifiant ces freins, dans un cadre sécurisant, par la prise de conscience des schémas habituels de pensées, des émotions, du corps, vous pourrez en comprendre les origines pour permettre leur libération progressive.

L’intention est de vous aider à retrouver un équilibre intérieur, à renouer avec vos ressources propres et à (re)découvrir les clés de votre épanouissement. Les consultations se déroulent en présentiel à Aveizieux ou par zoom à distance. Chaque séance dure une heure et est proposée au tarif de 60 euros. Une facture peut vous être remise pour une éventuelle prise en charge par votre mutuelle.

« Entre le stimulus et la réponse, il y a un espace. Dans cet espace se trouve notre pouvoir de choisir notre réponse. C’est dans notre réponse que résident notre croissance et notre liberté. » Victor FRANKL

Marie Pierre Campant – 06 63 86 35 12 – mariepierrecampant@gmail.com

Les transitions de vie et la fable du homard

Nous vivons tous des grandes périodes de transformation.

Le homard

Le homard est capable de grandir tout au long de sa vie. Il est composé d’un corps très mou et d’une carapace très dure. Cette croissance permanente est possible car il a la possibilité de se fabriquer, à plusieurs reprises au cours de sa vie, une nouvelle carapace.

Quand son corps grandit, il commence à se sentir bien trop à l’étroit dans sa carapace. Celle-ci vient l’étouffer, l’écraser et le compresser si fort que le homard doit s’en défaire et passer par une étape de forte vulnérabilité. Il va alors se réfugier sous un rocher, à l’abri des prédateurs, pour effectuer sa mue.

Il y restera le temps nécessaire à sa nouvelle carapace de devenir aussi dure et aussi résistante que la précédente. Il pourra alors ressortir et vivre sa nouvelle vie de homard.

Dans sa nouvelle carapace, il retrouve de l’espace, du confort et de la liberté. Il respire à nouveau. Jusqu’à ce que cette carapace devienne à son tour trop petite, inconfortable, voire douloureuse. Le homard repartira alors se cacher de nouveau sous une pierre pour changer de carapace.

Métaphore

La vie du homard nous apprend que toute transition importante est accompagnée de situations très inconfortables, voire parfois extrêmement douloureuses et nous mettant à découvert en position de grande vulnérabilité.

Quand nous nous sentons à l’étroit, il faut parfois changer sa carapace. Ces émotions, ce stress, ces angoisses apparaissent sont des signaux qui nous informent qu’il est temps pour nous d’effectuer notre mue, d’aller vers un changement bienfaiteur.

Quand ces moments arrivent, ils nous invitent tous à nous retrouver avec nous-mêmes, à nous reconnecter au plus profond de nous, et à nous connecter à nos ressentis et à nos émotions. Il est alors nécessaire de faire confiance au processus d’évolution qui nous permet, à chaque fois, de nous faire grandir et d’être une meilleure version de nous.

Cherchons alors à grandir et à croître de l’intérieur pour dépasser nos blocages et changer notre carapace. La pratique de la pleine conscience est d’une grande aide pour cela.

Chaque mutation permet alors de faire rayonner notre véritable nature.

 

 

MEDITATION DE PLEINE CONSCIENCE ET DOULEURS CHRONIQUES – Marie Pierre CAMPANT

Qu’est ce que la douleur ?

La définition de la douleur elle-même a été révisée. Pour « l’International association for the study of pain », qui regroupe tous les médecins et chercheurs spécialistes de la douleur, la douleur est décrite comme une « expérience sensorielle ET émotionnelle désagréable en lien avec une lésion tissulaire réelle ou potentielle. » Cette composante émotionnelle a longtemps été sous estimée par les scientifiques. La douleur est un véritable système d’alarme qui préserve notre intégrité corporelle. 

Des méthodes moins orthodoxes que la pharmacologie sont de plus en plus explorées pour atténuer le ressenti des douloureux chroniques en jouant indirectement sur le vécu de la douleur : c’est le cas de la méditation et de l’hypnose, aujourd’hui prises très au sérieux par les scientifiques

Méditation de pleine conscience :

La méditation de pleine conscience est une approche psycho-corporelle issue de pratiques désacralisées du bouddhisme. C’est une pratique qui consiste à diriger son attention, de façon intentionnelle, sur le moment présent et avec une attitude de non-jugement. Le programme d’origine, Mindfulness-Based Stress Reduction (MBSR), a été créé en 1979 par le Dr Kabat-Zinn. Ce programme constitue une approche éducative qui vise, par un apprentissage expérientiel, à développer l’aptitude à répondre plus efficacement au stress, à la douleur et à la maladie en invitant les participants à se relier à leurs ressources internes. Les participants apprennent à reconnaître leurs réactions habituelles aux difficultés et à adopter une attitude d’acceptation et de non jugement envers toute expérience, y compris les sensations, pensées, émotions ou comportements difficiles. En savoir plus

Depuis, d’autres programmes ont été développés sur cette base. Leurs composantes clés sont : la pratique progressive de la méditation de pleine conscience, le développement d’une relation nouvelle aux expériences, de la psychoéducation et un accompagnement par une personne ayant une formation adéquate et les qualités nécessaires.

Méditer permet d’apprendre à « accueillir et laisser repartir » ses pensées, sensations et émotions qui peuvent apparaître à chaque instant. Il est possible de méditer de façon « formelle », en étant assis ou couché, mais aussi de façon « informelle » en mangeant par exemple. La méditation étant considérée comme « un entraînement mental », il est recommandé de la pratiquer quotidiennement.

 Méditation, douleur et cerveau :.

« L’idée n’est pas de supprimer la cause, mais le ressenti de la douleur, en jouant sur deux régions particulièrement importantes du cortex, activées lors d’une expérience douloureuse : l’insula et le cortex cingulaire antérieur, explique Rémy Schlichter, professeur de neurosciences à l’université de Strasbourg. Ces régions aident en effet le système nerveux central à décider si un stimulus est important ou pas. »  L’objectif des pratiques comme l’hypnose ou la méditation est de brouiller le système pour empêcher qu’une information potentiellement douloureuse arrive à notre conscience. 

« Le cerveau ne peut traiter qu’un nombre limité d’informations en parallèle, environ 6 ou 7, précise Rémy Schlichter. La méditation de pleine conscience, en focalisant l’attention sur la respiration, ou telle ou telle partie du corps, modifie l’état cognitif du cerveau. Tout occupé à traiter ces nouvelles informations, il se retrouve incapable d’en traiter d’autres. » L’hypnose suit une autre logique : il s’agit ici de dissocier l’aspect sensoriel (les circuits de la nociception) du ressenti émotionnel, et de réassocier un autre contexte au stimulus, afin d’en changer l’interprétation. En savoir plus

Programme MBPM :

Le programme MBPM (Mindfulness Based Pain Management) est spécialement proposé pour les patients douloureux chroniques et arrive en France depuis peu. Il permets aux participants d’accueillir l’expérience de l’inconfort somatique et/ou psychique dans une attitude de non-jugement et de bienveillance. En se « reconnectant » à leur corps et à leurs émotions, ils peuvent faire face à leur problématique différemment avec une conscience accrue de leurs besoins et de leurs stratégies de gestion habituelles. Le cycle MBPM agit à la fois sur la dimension physique de la douleur, mais aussi émotionnelle, cognitive et affective. Le soutien du groupe et la rupture avec une solitude parfois liée à la maladie peuvent aussi être des éléments favorables. En savoir plus

Ce programme commence à intégrer les centres de la douleur en France. Ainsi des collègues les proposent à la Pitié Salpètrière et au Chu de Bordeaux. Pour ma part, je viens de rejoindre le centre de la douleur du Chu de St Etienne pour le proposer.

En conclusion, la pratique de la méditation de pleine conscience peut représenter un soutien important face à des souffrances physiques et/ou morales dans un contexte de maladie somatique. Elle peut favoriser l’acceptation de « ce qui est » avec une attitude proactive dans la gestion de son bien-être et de sa santé. La condition de base est de s’entraîner dans une régularité de la pratique.

 

Derniers fragments d’un long voyage de Christiane Singer

 

« Ce qui est bouleversant, c’est que quand tout est détruit, il n’y a pas la mort et le vide comme on le croirait, pas du tout.Je vous le jure.

Quand il n’y a plus rien, il n’y a que l’Amour. Il n’y a plus que l’Amour.

Tous les barrages craquent. C’est la noyade, l’immersion.

L’amour n’est pas un sentiment. C’est la substance même de la création…
Je croyais jusqu’alors que l’amour était reliance, qu’il nous reliait les uns aux autres.

Mais cela va beaucoup plus loin !

Nous n’avons pas même à être reliés : nous sommes à l’intérieur les uns des autres.

C’est cela le plus grand vertige !

de l’autre côté du pire t’attend l’Amour.

Il n’y a en vérité rien à craindre.

Oui, c’est la bonne nouvelle que je vous apporte. »

 

Bonne année 2026

Cher(s) ami(s)

Pour commencer l’année, souvent nous prenons de « bonnes résolutions » en nous tournant vers un régime alimentaire, de nouveaux exercices… et nous avons du mal à nous y tenir. Ainsi il peut être nécessaire d’être soutenu, encouragé, dynamisé pour préserver un certain équilibre dans cette société en perte de repères. Si vous en avez assez de souffrir, les pratiques de pleine conscience sont là pour vous soutenir.  Je suis là pour vous les faire découvrir. Et si vous décidiez que la méditation devienne un « art de vivre  en cette nouvelle année ? Si elle faisait partie de votre quotidien comme une hygiène de vie ? Comme vous lavez chaque jour votre corps, lavez vous aussi votre cerveau ?

L’une des raisons pour lesquelles la méditation connaît un regain de popularité aujourd’hui est liée à tout ce que nous avons appris sur ses effets bénéfiques. Avec un entraînement régulier dans la pratique, les bénéfices se répercutent dans la vie quotidienne. Par exemple, si vous apprenez que vous n’êtes pas défini par une émotion qui surgit de façon transitoire, comme la colère, il peut être plus difficile de rester en colère longtemps

Méditer est un art qu’il convient d’apprendre ou d’approfondir comme on apprend la musique ou le solfège. Cela nécessite un entraînement et une  certaine discipline pas toujours faciles à obtenir. Seul c’est difficile et c’est pour cette raison qu’il est nécessaire d’avoir un guide pour explorer toutes les ressources de « la Pleine Conscience ». C’est ce que je vous propose en cheminant dans cette voie avec vous. La dynamique du groupe est souvent aussi très soutenante.

De retour d’une retraite en silence de 5 jours en pleine nature, je me sens pleinement ressourcée. A chaque fois, je reviens avec un nouveau regard, émerveillée par les bienfaits de cette pause loin du quotidien, sans écran. C’est en ayant exploré les bienfaits pour moi-même que je vous propose aussi depuis une dizaine d’années des week end  de ressourcement ou des retraites en silence. En tant que psychologue diplômée d’état et instructrice de méditation de pleine conscience qualifiée, je me tiens prête à vous épauler, que ce soit pour découvrir ou apprendre la pratique, en individuel ou en groupe, lors de programmes MBSR, MBPM ou MBCAS ou en week end ou retraites.

J’étudie les effets du stress et des traumatismes et comment la pleine conscience, la méditation et l’exercice physique peuvent avoir un impact positif sur le développement du cerveau et la santé mentale.

La méditation peut changer fondamentalement la vision de la vie d’une personne. Personnellement si je m’appuye sur cette pratique depuis 25 ans, c’est parce que je sais qu’elle peut nous transformer en profondeur. Après avoir suivi des formations approfondies auprès de professionnels de santé reconnus internationalement comme Jon Kabat-Zinn, et bien sûr  Thich Nhat Hanh, depuis de nombreuses années, j’ai eu la chance de conduire de très nombreuses personnes sur les chemins de la santé mentale et physique. La consécration pour moi cette dernière année a été de participer à l’accompagnement de patients en grande souffrance au Centre de la Douleur de l’Hôpital Nord de St Etienne. J’ai pu constater à quel point la méditation de Pleine Conscience donnait des résultats impressionnants sur des douleurs impossibles à évincer par des médications classiques. Quelle Joie de pouvoir regarder une personne sourire simplement parce qu’ensemble nous avons expérimenter une voie nouvelle et différente !

La pratique de la méditation de pleine conscience peut parfois être aussi efficaces que les médicaments pour traiter certaines affections. Fin 2022, une étude très médiatisée a affirmé que la méditation pourrait fonctionner aussi bien qu’un médicament courant appelé Lexapro pour le traitement de l’anxiété. Au cours des dernières décennies, des preuves similaires ont émergé concernant la grande variété des bienfaits de la pleine conscience et de la méditation, allant de la réduction du stress et de la douleur aux traitements contre la dépression, en passant par l’amélioration de la santé cérébrale et la gestion de l’inflammation excessive et du COVID-19 long.

Être concentré sur le présent, ou vivre dans l’instant présent, a montré un large éventail d’avantages, notamment l’amélioration de l’humeur, la réduction de l’anxiété, la diminution de la douleur et l’amélioration des performances cognitives.

Les études sur les bienfaits de la méditation pour la santé sont trop vastes pour être couvert de manière exhaustive. Mais voici ci-dessous quelques dernières données scientifiques.

Les programmes basés sur la pleine conscience ont démontré la capacité à réduire significativement le stress. Les méta-analyses publiées pendant la pandémie montrent que les programmes de pleine conscience sont efficaces pour réduire les symptômes du trouble de stress post-traumatique, du trouble obsessionnel-compulsif, du trouble du déficit de l’attention/hyperactivité et de la dépression – y compris la période particulièrement vulnérable pendant la grossesse et la période postnatale.

En plus d’améliorer l’humeur et de réduire le stress, il a été démontré que la pleine conscience améliore les performances cognitives, diminue la distraction mentale, et augmente l’intelligence émotionnelle

Les programmes basés sur la pleine conscience montrent également une diminution des troubles anxieux, qui sont les troubles mentaux les plus courants, touchant environ 301 millions de personnes dans le monde..

Des études montrent que les personnes qui pratiquent régulièrement bénéficient d’un meilleur contrôle de l’attention et du rythme cardiaque, de la respiration et du fonctionnement du système nerveux autonome, qui régule les réponses involontaires dans le corps, telles que la tension artérielle. Les recherches montrent également que ces personnes ont des niveaux plus faibles de cortisol (une hormone impliquée dans la réponse au stress).

Une étude récente en neuroimagerie a montré que la méditation est associée à des changements fonctionnels dans plusieurs régions cérébrales impliquées dans le contrôle cognitif et le traitement lié aux émotions. Cette étude a également révélé que les méditants expérimentés avaient une activation plus forte des régions cérébrales impliquées dans ces processus cognitifs et émotionnels, suggérant que les bénéfices cérébraux augmentent avec plus de pratique.

Une pratique régulière de la méditation peut également retarder l’amincissement du cortex cérébral lié à l’âge, ce qui peut aider à protéger contre les maladies liées à l’âge et les troubles cognitifs.

 

 

Médecine intégrative au CHU de Bordeaux

Douleurs : Évaluation – Diagnostic – Traitement

Quand la douleur et la médecine intégrative travaillent ensemble : l’expérience de l’Institut de médecine intégrative et complémentaire du CHU de Bordeaux

Author links open overlay panelMarie Floccia ab

, Jennie Sourzac aYasmine Lienard a Anne Philippe aFairouz Vergnes  François Sztark a

, François Tison aShow moreAdd to MendeleyShareCite

https://doi.org/10.1016/j.douler.2024.08.001Get rights and content

Résumé

L’hypnose clinique et thérapeutique se développe au CHU de Bordeaux depuis 2008, la méditation de pleine conscience, elle, depuis 2015. Ces méthodes non médicamenteuses ont une base solide au CHU : 1600 soignants sont formés à l’hypnose et 700 à la méditation de pleine conscience. En parallèle, au niveau national s’est créé un collège universitaire de médecine intégrative et complémentaire, qui définit la médecine intégrative comme l’association de thérapies complémentaires aux traitements conventionnels dans une approche scientifique validée, centrée sur le patient avec une vision pluridisciplinaire. Porté par cette dynamique forte, un institut de médecine intégrative et complémentaire (IMIC) a ouvert en 2019 au CHU de Bordeaux, au sein du service douleur et médecine intégrative dans le pôle des neurosciences cliniques. L’IMIC s’est donné comme missions de coordonner les initiatives existantes concernant les thérapies complémentaires (principalement psychocorporelles comme l’hypnose et la méditation) dans l’établissement, de promouvoir et fédérer une nouvelle offre de soins basée sur l’hypnose et la méditation, de promouvoir la recherche autour de ces approches, de contribuer à la promotion de la qualité de vie au travail et la prévention des risques psychosociaux du personnel hospitalier, d’enseigner et transmettre de manière qualifiée ces approches aux personnels soignants et aux étudiants en santé et enfin de promouvoir d’autres techniques de soins complémentaires validées. Les activités de l’IMIC se déploient pour les patients à travers des consultations individuelles (d’orientation, d’hypnose, de suivi en pratiques méditatives et compassionnelles) et de programmes de groupe principalement dans le cadre de la douleur chronique et des maladies neurodégénératives pour des patients dans des filières de soins organisées. Pour les agents du CHU, l’IMIC propose un accès privilégié à l’hypnose thérapeutique ou aux programmes de méditation par l’intermédiaire du Service de santé au travail. En conclusion, les acteurs de l’IMIC sont mus par la conviction de la nécessité de porter les valeurs et la vertu des pratiques complémentaires avec exemplarité pour le bien-être des soignants et des patients dans le domaine hospitalier et universitaire en participant à un mouvement global et inéluctable de quête de sens et de recentrage du soin sur l’humain qui ne demande qu’à être régulé et fédéré.

Des faits et des besoins

Les thérapies complémentaires sont utilisées par plus de 100 millions d’européens, et plus d’un Français sur deux dit y avoir recours ou être prêt à le faire. La demande des patients, spécifiquement dans le cadre des pathologies cancéreuses [1], augmente avec de nombreux arguments : peu de risque de toxicité, diminution de traitements médicamenteux mal tolérés, envie de trouver une solution plus naturelle ou difficulté d’avoir des rendez-vous avec les médecins. Conscients de risques possible de 

Le soin à l’IMIC

Les patients consultant à l’IMIC le font dans un parcours de soins coordonné dans le cadre de leur pathologie. 80 % sont des patients ayant une douleur chronique et suivis dans les structures douleurs locales, 10 % ont une maladie neurodégénérative et sont également suivis soit à l’institut des maladies neurodégénératives ou en consultations de gériatrie ou de gérontopsychiatrie.

Enseignements

Les enseignements s’articulent à l’IMIC autour des axes de l’hypnose et de la méditation pour des publics différents avec des objectifs différents :

  • des modules d’enseignements universitaires optionnels (20 h) sont proposés durant leurs études aux étudiants en médecine et en odontologie ;
  • des responsabilités universitaires pour le DIU d’hypnose médicale clinique et thérapeutique de Bordeaux et le nouveau DIU pratique de la pleine conscience en milieu de soins qui ouvrira en 2025 ;
  • des interventions 

Actions dans le CHU

Avant même la création de l’IMIC, des actions intra-CHU ont été menées afin de coordonner, diffuser et accompagner la mise en place de l’hypnose et de la méditation au sein de l’institution. Un groupe (Hyp-Hop soit Hypnose-Hôpital) a vu le jour en 2015, proposant des réunions trimestrielles d’apports cognitifs et pratiques ainsi que des retours d’expériences. Le groupe « méditons ensemble » se réunit lui mensuellement pour pratiquer puis échanger autour des études cliniques. Enfin des groupes

Prévention pour le personnel hospitalier

Un axe important de l’IMIC est celui de la prévention du burn-out du personnel hospitalier. Cette volonté avait porté sa conception initiale qui s’appuyait sur des études montrant que les interventions en mindfulness amélioraient le bien-être et la santé psychique des soignants tout en améliorant leurs capacités et performances attentionnelles et leurs qualités relationnelles (empathie compassion) [14]. Ainsi, un programme de pleine conscience spécifique pour les praticiens hospitaliers a été

Recherche

La recherche sur la médecine intégrative est un axe fort et nécessaire de l’IMIC, à la fois pour le développement de ces méthodes mais aussi pour son propre développement.

Avec trois universitaires travaillant en son sein, une IDE formée à la recherche et une attachée de recherche clinique, l’IMIC développe des protocoles de recherche basés sur l’expertise de celles et ceux qui les portent : méditation dans le cadre des syndromes parkinsoniens (M PARK et MADAPARK), hypnose en téléconsultation

Conclusion

Après une phase d’initiation, l’IMIC a trouvé sa place au sein du CHU de Bordeaux et, sans se départir des valeurs qu’il porte, travaille désormais à une pérennisation médicoéconomique qui pourrait être reproductible dans d’autres centres hospitaliers. Il est devenu une base de l’accompagnement dans leur parcours de soins des patients ayant une douleur chronique, des patients porteurs d’une maladie neurodégénérative mais aussi du personnel soignant. Il développe les thérapies psychocorporelles

Déclaration de liens d’intérêts

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.

Contributions des auteurs

Auteur et rédaction : Marie Floccia.

Relecture : Jennie Sourzac et François Tison.

Relais méthodologie : François Sztark et Fairouz Vergnes.

Vérifications : Yasmine Lienard et Anne Philippe.

Remerciements

Les auteurs tiennent à remercier : Stephane Faure pour son investissement riche et sans faille depuis les débuts de l’IMIC, Isabelle Galichon pour son dynamisme au côté de l’IMIC, et l’équipe de l’IMIC qui par son travail quotidien l’enrichit jour après jour : Marie-Cécile Ducasse, Virginie Touchard, Emma Salannes, Antoine Bioy, Myriam Cadenne, Cécile Marchal, Fabrice Blard et Emmanuel Mellet.

Références 

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