Apprivoiser le stress et les émotions par la méditation

« Si l’expérience de la vie en confinement est exceptionnelle pour la plupart d’entre nous, elle n’est pas totalement étrangère à celle du moine bouddhiste Thich Nhat Hanh ! Pour nous aider à vivre de façon apaisée le temps du confinement le grand maître zen vietnamien nous livre les secrets d’une journée inspirée de sa pratique monacale quotidienne. »

« En tant que maître zen, voici mes conseils pour garder un état d’esprit calme et serein en ces temps troublés : comment les moines structurent leur journée, alternent entre méditation, travail et repos. Voici quelques éléments portant sur l’art de bien vivre vivre chaque jour :

1 – Portez attention à votre réveil et débutez la journée dans le calme et la douceur. Essayez de vous entraîner à accueillir ce nouveau jour en respirant de façon apaisée et en souriant, avant même de penser à sortir de votre lit (ou de regarder votre téléphone). Faites le vœu de vivre chaque heure du jour le plus intensément possible et avec compassion envers vous et les autres.

2 – Savourez votre thé ou votre café, doucement et en conscience, comme si le centre du monde tournait autour de votre tasse. Suivez le fil de votre respiration, relaxez votre corps, regardez par la fenêtre, écoutez le battement de votre cœur (ce n’est rien de moins que de la méditation).

3 – Profitez de chaque étape de votre petit-déjeuner. La vie est faite de ces petits moments. Il n’y a pas de raison de se dépêcher, rien d’autre à faire. Vous y êtes ! Réjouissez-vous de la présence de ceux que vous aimez, et de l’extase d’avoir suffisamment à manger dans votre assiette.

4 – Quand vous êtes prêt à travailler, vous pouvez vous y mettre. Libérez-vous autant que possible des distractions et concentrez votre esprit sur un seul et même objectif. Mais n’oubliez pas de prendre soin de votre corps pendant que vous êtes sur l’ordinateur ! Mettez une petite sonnerie en place, toutes les 30 minutes environ, pour revenir à l’instant présent et vous étirer.

5 – Prenez du temps pour marcher en pleine conscience. Si vous pouvez sortir et être en contact avec la nature, c’est merveilleux. Si vous êtes enfermé, ce n’est pas un problème : vous pouvez marcher lentement, en faisant des petits pas et en méditant, c’est une façon très efficace de relâcher la tension et les problèmes.

6 – Faites une sieste de vingt minutes après manger, ou pratiquez un exercice de respiration profonde comme une méditation de scan corporel en étant allongé. Rien que dix, ou quinze minutes, peuvent suffire à calmer les tensions et vous mettre dans un état d’esprit frais et disponible pour reprendre votre travail.

7 – Nourrissez-vous intérieurement. Rien ne peut survivre sans nourriture. Ainsi la peur, l’anxiété et le désespoir peuvent se nourrir de ce que nous lisons, voyons et entendons. Mais il en va de même pour la compassion, la confiance et la gratitude, qui peuvent être nourries en lisant des livres inspirants, en écoutant de la musique apaisante, des podcasts enrichissants ou en ayant des conversations profondes avec des amis.

8 – Mettez votre corps en mouvement tous les jours. Dans les monastères, les moines et les nonnes ont une activité physique dynamique chaque jour. C’est essentiel pour faire circuler votre énergie, rester en forme et évacuer les tensions et les émotions qui sont stockées dans chaque cellule de notre organisme.

9 – Restez en contact avec ceux que vous aimez. Faites leur savoir que vous êtes là pour eux. Demandez leur quelles sont leurs plus grandes espérances mais aussi leurs plus grandes peurs. Ecrivez leur une lettre d’amour. Pardonnez ceux qui ont besoin d’être pardonnés. Ne passez pas à côté de cette opportunité de guérir d’anciennes blessures avec certaines de vos connaissances. »

==> « Thich Nhat Hanh : le plus grand maître du bouddhisme
C’est un pacifiste éclairé. Né Nguyen Xuan Baoen 1926, Thich Nhat Hanh fonde, en 1950, l’Institut des hautes études du bouddhisme An Quang. En 1966, son appel contre la guerre du Viêt Nam le contraint à l’exil. En 1969, réfugié politique, il s’installe en France. Depuis 1982, il délivre son enseignement au Village des Pruniers, la communauté bouddhique qu’il a créée. Rencontre rare avec un vrai sage.  »

Mis à jour le 19 mars 2020 par Lucien Fauvernier, Psychologie Magasine


« Il y a des souffrances énormes partout dans le monde, mais sachant que cela n’a pas besoin de nous paralyser. Si nous pratiquons la respiration attentive, la marche attentive, et travaillons en pleine conscience, nous faisons de notre mieux pour aider, et nous pouvons avoir la paix dans notre coeur. S’inquiéter n’accomplit rien. Même si tu t’inquiètes vingt fois plus, ça ne changera pas la situation du monde. En fait, votre anxiété ne fera qu’empirer les choses. Même si les choses ne sont pas comme nous voulons, nous pouvons encore nous contenter, sachant que nous faisons de notre mieux et continuerons à le faire. Si nous ne savons pas respirer, sourire, et vivre chaque moment de notre vie profondément, nous ne pourrons jamais aider personne. »

Thich Nhat Hanh, dans « Le cœur de l’ enseignement du Bouddha ».


« Et les français restèrent chez eux, ils se mirent à lire et à réfléchir. Et ils n’oublièrent plus de prendre des nouvelles de leur proche. Dans l’incertitude de demain, ils comprirent enfin ce que voulait dire « PROFITER DE L’INSTANT PRESENT ». Progressivement les publicités vantant des produits dont ils n’avaient pas besoin, leur semblèrent bien vides… Et ils comprirent… Ils n’étaient pas en train de survivre mais de vivre. On venait de leur faire un cadeau incroyable. On leur avait offert du temps. Et la TERRE les trouva DIGNE d’elle et elle commença à respirer de NOUVEAU »

Anonyme


Ode au corona :

« Je vous propose une vision quelque peu différente de celle que les médias, nos dirigeants et la médecine tente de nous imposer. Vision on peut le dire terrifiante, apocalyptique, guerrière qui fait plonger l’humanité dans la peur, l’isolement, la séparation.

Que vient nous raconter ce fameux virus couronné ? Ce Corona-virus?

Quelle est cette curieuse façon de voir cet organisme vivant, comme un monstre à détruire?

Pensez vous que les virus, qui sont les formes de vie les plus anciennes connues sur terre, même avant les bactéries puissent être indésirables à la Vie sur Terre? S’ils existent encore, si après plus de 3 milliards d’années, ils sont encore présents parmi nous, n’y a t’il pas une bonne raison à leur existence. Ce n’est pas parce que nous ne comprenons pas quelque chose qu’il faut l’éradiquer.

Ne pensez vous pas que les lois qui régissent la Vie sur Terre depuis si longtemps ne soient pas d’une intelligence sans faille, d’une perfection absolue, où l’harmonie, la Beauté, la Bonté, le Bien règnent en maîtres?

D’où vient cette idée saugrenue que les virus et les bactéries sont des ennemis à abattre nous, qui avons plus de bactéries dans notre intestin que de cellules dans tout notre corps ! Avant d’être des organismes cellulaires, nous sommes des êtres bactériens !

Et sans les virus, l’espèce humaine aurait certainement déjà disparu de la surface de la Terre. Il serait temps d’arrêter de diaboliser nos amis les virus qui pourvoient à l’équilibre de la vie sur terre. Ils sont nos plus grands alliés. A travers le feu qu’ils génèrent dans nos organismes, ils viennent brûler ce qui doit disparaître, nettoyer l’ancien pour faire place au renouveau, au printemps !

Et donc ce coronavirus est là pour nous aider à changer de monde !: Ce monde que nous réclamons tant ! Il est là ! Pas demain, maintenant ! Mais pour cela, nous devons arrêter d’avoir peur d’attraper ce virus soit disant monstrueux qui n’est là que pour exécuter son travail. Vouloir l’éradiquer en le combattant est un leurre et sera un échec à court ou moyen terme.

Je vous propose de faire alliance avec ce virus Couronné, ce Roi, qui participe à l’élévation de notre conscience. Cessons de le rejeter, de la maudire, et réjouissons nous plutôt qu’il soit là car il nous préserve certainement d’événements bien plus douloureux si nous continuons à choisir la guerre plutôt que l’ Amour !

Il n’est pas possible de vivre dans un monde de Paix en choisissant de faire la guerre à qui que ce soit, à quelque forme de Vie sur Terre. Cela est l’ancien monde, celui auquel nous nous accrochons encore.

Alors certes, il fait des morts et c’est regrettable pour ceux qui vivent des deuils, mais là encore, il serait temps que nous acceptions que la mort fasse partie du processus de la Vie. Ces quelques milliers de mort resteront dérisoires si l’on compare le nombre de morts que nous avons fait et faisons encore avec nos guerres. Il serait bon de relativiser et de regarder avec un peu de distance tout cela !

Si nous partons en guerre contre ce virus, alors il y aura beaucoup de morts, cela est certain.

Si, dès maintenant nous commençons à le percevoir comme notre allié, un être vivant à part entière, qui vient nous aider à guérir l’humanité, et chacun de nous, individuellement, alors il se peut bien que cette épidémie soit de courte durée et fasse peu de morts. Je n’ai pas dit non plus qu’il ne fallait pas prendre les mesures de précaution minimum pour protéger les plus fragiles. Mais elles seront insuffisantes.

Et oui, le virus n’est certainement pas l’ennemi à abattre! et d’ailleurs il n’y a pas d’ennemi. Le seul but est de se réconcilier avec nos peurs les plus profondes, notamment la Peur de la Mort !!

Si dès aujourd’hui nous acceptons de regarder nos peurs en face, avec bienveillance, ces peurs qui nous divisent, créent le chaos et le conflit en nous, alors nous sortirons grandis de cette expérience !
Non, nous ne sommes pas en guerre ! Nous sommes à l’aube de vivre dans le monde de Paix auquel nous rêvons tous !

Et cette Paix ne pourra être vécue que si nous acceptons tous de reconnaître que la guerre est d’abord dans notre esprit.

Je vous propose quelques phrases que vous pouvez vous répéter en boucle, comme un mantra, lorsque votre esprit se laisse happer par la peur.

Aujourd’hui, je décide de vivre en harmonie avec toute forme de Vie sur Terre.

Aujourd’hui, même si j’ai peur, je choisis de m’aimer sans condition, comme je suis !

Aujourd’hui, même si je me sens perdu et seul, je choisis d’arrêter de chercher un coupable, et de faire la guerre !

Aujourd’hui, je décide de croire en la force de l’Amour qui vient tout guérir et réunifier.

A toujours, dans La Paix et béni soit le CORONAVIRUS ! »

Stéphane Hibon Dr en médecine générale, homéopathe, ostéopathe agréé


« Lorsque vous ne pouvez contrôler ce qui se passe, mettez vous au défi de contrôler la façon dont vous réagissez à ce qui se passe. C’est là que se trouve votre pouvoir » Lacana Sansoret


« Dans une pandémie, l’auto isolement s’appelle Quarantaine. De la grotte de notre maison, comme les méditants des temps anciens, nous pouvons consciemment allumer la lampe de compassion et de connexion ». Lama Willa Millea


Les 5 phases psychologiques du confinement

Rien n’est plus étrange que ce qui nous arrive en ce moment. Nous n’avons pas de références, tout est de l’ordre de l’inconnu. Sauf que non : ailleurs, d’autres ont vécu (ou vivent encore, avec un peu d’avance) ce confinement. Et nous transmettent de précieux conseils sur les différentes étapes mentales de cette quarantaine.

– La phase 1, dite phase de survie, est la plus compliquée. C’est la phase d’adaptation à ce nouveau mode de vie, teintée de panique, de mauvais sommeil, etc… On est le plus souvent en mode “réactif”, à regarder sans arrêt les news sur l’évolution du virus.
Les conseils pour cette phase : ne surtout pas passer ses journées à regarder les infos et se concentrer sur le plan de préparation de cette quarantaine. Que veut-on en faire ? Comment transformer ce temps lent en temps qualitatif ? Comment va-t-on occuper ses journées ?

– La phase 2 est la phase de sécurité. On s’habitue progressivement à ce mode de vie, on baisse nos défenses, on range nos placards et on commence à embrasser ce temps long.
Les conseils pour cette phase : se retirer des boucles Whatsapp ou autres trop intempestives, mettre à profit ce temps pour explorer l’une des passion/activités que l’on n’a jamais le temps de pratiquer – par exemple la cuisine.

– La phase 3 est considérée comme la phase d’appartenance. C’est là que les choses deviennent vraiment intéressantes, lorsque la nouvelle normalité s’installe. On apprend enfin à gérer son temps, à jongler entre travail et famille à la maison, à s’installer dans son rythme. Ce n’est pas la phase la plus facile mais cette nouvelle norme et cet équilibre de vie inédit s’installent, curieusement, plutôt bien.
Les conseils pour cette phase : ne plus évoquer la quarantaine comme une prison mais plutôt comme du me time, créer un calendrier familial pour bien séparer les temps de famille et les temps de travail, ne plus être dans l’entre-deux.

– La phase 4 est appelée phase de l’importance. Après avoir traversé toutes les phases précédentes, vous avez vécu beaucoup de changements en très peu de temps. Il s’agit de les mettre à profit pour une transformation potentielle : soyez donc attentif à toutes les nouvelles idées qui pourraient naître, sur votre façon de travailler, de vivre et sur ce que vous avez vraiment envie de faire.

Les conseils pour cette phase : maintenir le plus possible l’équilibre trouvé dans la phrase précédente. Vous avez sûrement développé des relations différentes avec votre famille ou vos collègues depuis que vous avez traversé cette crise ensemble. Que voulez-vous en faire?

– La phase 5, c’est la phase d’auto-actualisation. Alors que la panique ambiante et le nombre de nouveaux cas commencent à baisser, la vie s’ajuste lentement à la nouvelle norme. Rester vigilant et reconnaissant d’avoir enfin émergé, même si usés par une pandémie potentiellement dévastatrice. Prendre du recul par rapport à sa transformation.
Les conseils pour cette phase : Tirer parti du changement rapide pour accélérer des changements dans son style de vie, son travail, etc.

SOURCE : Lessons from a coronavirus refugee – Sina Farzaneh


Nasruddin et la peste.

« La peste était en route pour Bagdad quand elle a rencontré Nasruddin.
– Où vas tu? demanda Nasruddin.

La peste répondit:
– A Bagdad tuer dix mille personnes.

Plus tard, la peste croisa de nouveau Nasruddin.

Très en colère le mollah lui dit:
– Tu as menti. Tu as dit que tu tuerai dix milles personnes et tu en as tué cent mille.

Et la peste répondit:
– Je n’ai pas menti, j’en ai tué dix mille, les autres sont morts de peur »

Conte de la tradition soufi.


Jean Pélissier, expert en MTC, Médecine Traditionnelle Chinoise, auteur du dernier livre « Le secret de santé des centenaires » nous propose à réapprendre à respirer, à bien dormir, à bien manger, à bien rythmer notre vie, à bien bouger, à bien « penser », à nous remettre à l’écoute de notre âme, de nos intuitions, à méditer.

« Averroès, philosophe du 12e disait : « L’ignorance mène à la peur, la peur mène à la haine et la haine conduit à la violence. Voilà l’équation ». Et j’aimerais rajouter : à l’autodestruction! La Peur, la grande Peur mondiale est le reflet d’une grande souffrance mentale et émotionnelle, la conséquence de la perte de point de repères pour une majorité d’individus sur cette terre… » Lire plus ci-dessous :

ARTICLE LE SALAIRE DE LA PEUR