Apprivoiser le stress et les émotions par la méditation

1 – Ne vous asseyez jamais sans vous demander pourquoi vous vous asseyez. Sachez quelle est votre intention. Sachez que vous ne pouvez aller nulle part et qu’il n’y a rien à atteindre. Attention aux buts ambitieux.
2 – Contrôler votre posture. Quelle qu’elle soit, elle doit être droite (mais pas tendue), en équilibre et confortable. L’endroit où vous êtes assis doit être beau et agréable, mais nous pouvons nous asseoir partout et dans toutes les positions (même allongés, si nous sommes malades ou épuisés)
3 – Asseyez-vous chaque jour. N’omettez pas plus d’un jour par semaine. Quand vous sentez de la réticence (ce qui fait partie intégrale de la pratique), soyez conscient que cette résistance est produite par vos pensées. Ne vous laissez pas dominer par elle, pas davantage que par d’autres pensées. Regardez la simplement. Sentez-la dans votre corps. Ne vous reprochez rien, jamais.
4 – Asseyez-vous une fois par semaine 10 à 15 mn plus longtemps que d’habitude.
5 – Que l’assise ne devienne pas une obsession. En aucun cas, votre travail ou votre vie de famille ne doivent en souffrir.
6 – Si vous êtes bouleversé par quelque chose, n’évitez pas de vous asseoir.
7 – Sachez que vous asseoir n’est rien d’autre qu’être conscient de votre corps et de votre esprit. Soyez conscient de tout souhait de faire de l’assise une fuite de la vie dans l’espoir de connaître des états d’exaltation ou de sérénité. Ces états sont tentants mais n’ont aucune utilité.
8 – Sachez qu’après les années de pain blanc du méditant débutant suit une période de résistance qui s’accompagne peut être d’opposition et de réactions émotionnelles. Continuez simplement vos exercices. La confusion, la désillusion ou la peur en font normalement partie.
9 – Soyez conscient qu’il n’y a rien à atteindre, comme par exemple une clarté spéciale, du discernement ou un esprit calme. Toutes ces choses peuvent
apparaître mais ce n’est pas le but. Il s’agit ici d’être conscient de ce qui se passe, y compris de la confusion, de la désillusion ou de la peur.
10 – Garder votre pratique pour vous-mêmes. N’essayez pas de convaincre les autres ou de les convertir. N’énervez pas votre famille ou vos amis. Un vieux proverbe dit : « Qu’ils demandent trois fois… ». C’est votre manière de vivre que vous pouvez offrir aux autres.
11 – N’utilisez pas le temps de l’assise pour faire des plans, il n’y a pas de mal à ébaucher des plans, mais faites-le à un autre moment. Si de telles pensées surviennent, nommez-les.
12 – Soyez particulièrement attentif dans votre vie quotidienne aux bavardages, aux plaintes, aux jugements sur vous et sur d’autres, aux comparaisons positives ou négatives avec les autres.
13 – Toute la pratique peut se résumer ainsi :
Observer le mental et faire l’expérience de votre corps ici et maintenant. Ni plus, ni moins.
14 – En finale : songez au fait que la vraie pratique ne consiste pas en une technique, en koans ou dans un but quelconque. La vraie pratique concerne la transformation de votre vie et de la mienne. Il n’y a pas de solution instantanée. Il ne s’agit de rien d’autre que de notre vie et notre pratique ne finit jamais….
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